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Austin Resource Recovery provides residential curbside collection of trash, recycling, composting and yard trimmings. Our Mission — We provide essential services that protect people and our planet. Austin Resource Recovery provides a wide range of services designed to transform waste into resources while keeping our community clean. The blue barrel/lid is for recyclables, the brown barrel/gray lid is for trash, and the green barrel/lid is for green/yard waste. We appreciate your continued patience while we work diligently to fulfill all pending service requests for damaged trash bin replacements. Residents may temporarily experience a 24 – 48 hr. delay in residential trash, recycling, and green waste pickup services.

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This list is being provided for reference only; the City of Wichita does not recommend or endorse one business https://www.internetling.com/category/internet/internet-protocol over another. We have provided an online survey for residents to enter the rate they pay for trash service (and recycling, if applicable) and to view the rates that others have reported paying. Be sure to check with the locations to confirm their ability to accept any of the recyclable items listed. This directory does not constitute an endorsement and is only provided as a public resource. Metro provides dumpster service for multi-family complexes in the Urban Services District if requested by the property owner/manager.

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Reduce waste at events and learn what to do with the waste you collect. Sign up and get a green organics cart for your food scraps and other compostable items. The City of Orlando requires all commercial and multifamily properties provide recycling opportunities to their occupants. Learn how to recycle kitchen food scraps to reduce greenhouse gas emissions from landfills. Find out what items should be placed in a trash cart, recycling cart or composter and find recycling dropoff locations.

Glucophage SR : Tout ce que vous devez savoir

Glucophage SR : Un guide complet

Qu’est-ce que Glucophage SR ?

Glucophage SR (libération prolongée) est un médicament utilisé principalement pour le traitement du diabète de type 2. Il contient du chlorhydrate de metformine, un agent antidiabétique qui aide à contrôler le taux de sucre dans le sang. La forme « SR » désigne la libération prolongée, ce qui signifie que le médicament est libéré lentement dans le corps, assurant ainsi une action prolongée et stable.

Comment fonctionne Glucophage SR ?

La metformine, le principe actif de Glucophage SR, agit en réduisant la production de glucose par le foie, en augmentant la sensibilité des muscles à l’insuline et en retardant l’absorption intestinale du glucose. Cela permet de maintenir un taux de glycémie plus stable et de réduire le risque de complications liées au diabète.

Indications pour l’utilisation de Glucophage SR

Glucophage est principalement prescrit pour :
– Le traitement du diabète de type 2, en particulier chez les patients en surpoids.
– L’amélioration du contrôle glycémique lorsque le régime alimentaire et l’exercice physique ne suffisent pas.
– Il peut également être utilisé en association avec d’autres antidiabétiques oraux ou avec l’insuline.

Posologie et recommandations d’utilisation

La posologie de Glucophage SR doit être adaptée à chaque patient, en fonction de son taux de glycémie et de sa tolérance au médicament. Généralement, le traitement commence par une faible dose de 500 mg une fois par jour, de préférence pendant le dîner, pour réduire les effets secondaires gastro-intestinaux. La dose peut être ajustée progressivement, sous surveillance médicale, jusqu’à un maximum de 2000 mg par jour.

Posologie Recommandation
500 mg Une fois par jour, avec le repas du soir
1000 mg Deux fois par jour, avec le petit déjeuner et le dîner
2000 mg Maximum par jour, divisé en deux prises

Précautions à prendre

Avant de commencer le traitement avec Glucophage SR, il est important de discuter avec votre médecin si vous avez :
– Des antécédents de problème rénal ou hépatique.
– Des antécédents de maladies cardiaques.
– La nécessité de subir une radiographie nécessitant l’injection d’un produit de contraste iodé.

Effets secondaires possibles de Glucophage SR

Comme tout médicament, Glucophage SR peut causer des effets secondaires. Les plus courants incluent des troubles gastro-intestinaux tels que des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales. Ces effets sont souvent temporaires et diminuent avec le temps. Cependant, en cas de symptômes persistants ou graves, il est essentiel de consulter un médecin.

Commentaires des professionnels de santé

Dr. Jean Dupont, endocrinologue : « Glucophage SR est un excellent choix pour les patients diabétiques qui nécessitent un contrôle glycémique stable. Grâce à sa libération prolongée, il offre une gestion efficace du taux de glucose avec un risque réduit d’hypoglycémie. »

Pharmacienne Marie Lefèvre : « Les patients doivent être informés de l’importance de continuer leurs efforts diététiques et physiques avec Glucophage SR. Il est également crucial de prendre le médicament avec les repas pour minimiser les effets secondaires gastro-intestinaux. »

Où acheter Glucophage SR ?

Pour acheter Glucophage SR, assurez-vous de consulter votre médecin pour une prescription adaptée. Vous pouvez ensuite vous procurer le médicament dans une pharmacie agréée. Nous vous recommandons d’acheter vos médicaments en ligne sur notre site sécurisé : Acheter Glucophage SR en ligne.

Actualités

Restez informé des dernières recherches et développements concernant Glucophage SR et les traitements du diabète. Des études récentes ont montré que l’utilisation prolongée de la metformine pourrait avoir des avantages supplémentaires pour la santé cardiovasculaire et la longévité. Consultez régulièrement notre section Actualités pour des mises à jour et des découvertes récentes.

Viagra Super Active : Tout ce que vous devez savoir

Viagra Super Active : Un traitement innovant pour la dysfonction érectile

Viagra Super Active est un traitement médical avancé pour la dysfonction érectile (DE). Reconnu pour son efficacité, ce médicament est une version améliorée du Viagra classique, offrant une action plus rapide et des effets plus durables. Dans cet article, nous examinerons de plus près ce qu’est le Viagra Super Active, comment l’utiliser et ce que vous devez savoir avant de l’essayer.

Qu’est-ce que le Viagra Super Active ?

Viagra Super Active est une forme améliorée de Sildenafil, le composant actif du Viagra original. Ce médicament est conçu pour traiter la DE, une condition qui affecte des millions d’hommes dans le monde entier. Il se présente sous forme de gélules molles, ce qui permet une absorption plus rapide dans le corps, garantissant ainsi un début d’action plus rapide par rapport aux comprimés traditionnels.

Mécanisme d’action

Le Viagra Super Active fonctionne en augmentant le flux sanguin vers le pénis, facilitant ainsi l’obtention et le maintien d’une érection suffisamment ferme pour avoir des relations sexuelles. Il agit en inhibant une enzyme appelée phosphodiestérase de type 5 (PDE5), ce qui permet aux muscles lisses du pénis de se détendre et aux vaisseaux sanguins de se dilater.

Indications pour l’utilisation

Ce médicament est principalement prescrit aux hommes souffrant de dysfonction érectile. Il est important de noter que le Viagra Super Active ne guérit pas la DE ni n’augmente le désir sexuel. Il est recommandé pour les hommes qui souhaitent une réponse plus rapide et plus spontanée à la stimulation sexuelle.

Comment utiliser le Viagra Super Active

Dosage recommandé

La dose recommandée de Viagra Super Active est généralement de 100 mg, prise environ 30 à 60 minutes avant l’activité sexuelle. Cependant, la posologie peut varier en fonction des besoins individuels et des conseils d’un professionnel de santé. Il est crucial de ne pas dépasser une dose par jour.

Conseils d’utilisation

1. Prenez la gélule avec un verre d’eau.
2. Évitez les repas riches en graisses avant de prendre le médicament, car cela pourrait retarder son efficacité.
3. Ne consommez pas d’alcool en excès, car cela peut réduire les effets du médicament.

Effets secondaires possibles

Comme tout médicament, le Viagra Super Active peut provoquer des effets secondaires. Les effets les plus courants incluent des maux de tête, des rougeurs au visage, des étourdissements, et une vision floue. Dans de rares cas, il peut entraîner des effets indésirables graves comme une érection prolongée (priapisme) ou une perte soudaine de la vision ou de l’audition. Consultez immédiatement un médecin si vous ressentez l’un de ces effets.

Commentaires de professionnels de santé

De nombreux médecins et pharmaciens recommandent le Viagra Super Active pour sa rapidité d’action et son efficacité prolongée. Le Dr. Jean Dupont, urologue, mentionne : « Pour les patients cherchant une solution rapide et fiable à la dysfonction érectile, Viagra Super Active est souvent un bon choix. Cependant, il est essentiel de l’utiliser sous supervision médicale pour éviter les complications. »

Où acheter Viagra Super Active

Il est crucial d’acheter Viagra Super Active auprès de sources fiables pour garantir la qualité et l’authenticité du produit. Pour un achat sûr, visitez notre site : Achetez Viagra Super Active ici.

Actualités sur le Viagra Super Active

Les avancées récentes dans le traitement de la dysfonction érectile ont mis en lumière l’efficacité du Viagra Super Active. Des études continuent de montrer son efficacité supérieure et sa sécurité d’utilisation par rapport aux traitements plus anciens. Les développements futurs pourraient inclure des formulations encore plus rapides ou des options de dosage personnalisées.

Conclusion

Bien que nous ayons couvert de nombreux aspects du Viagra Super Active, il est toujours important de discuter avec un professionnel de santé avant de commencer un nouveau traitement. Le Viagra Super Active offre une solution prometteuse pour ceux qui recherchent un traitement rapide et efficace contre la dysfonction érectile. Assurez-vous toujours de suivre les recommandations médicales pour une utilisation sécurisée.

Les Hormones : Comprendre Leur Rôle et Leur Importance

Les Hormones : Qu’est-ce que c’est ?

Les hormones sont des messagers chimiques essentiels produits par les glandes endocrines dans notre corps. Elles jouent un rôle crucial dans la régulation de nombreuses fonctions corporelles, allant de la croissance et du métabolisme à l’humeur et à la reproduction. Sans elles, notre corps ne pourrait pas fonctionner correctement.

Fonctionnement des Hormones

Les hormones sont sécrétées directement dans le sang, qui les transporte vers les organes et les tissus du corps pour exercer leurs fonctions. Elles agissent en se liant à des récepteurs spécifiques, présents sur les cellules cibles, déclenchant ainsi des réponses biologiques variées.

Principales Glandes Endocrines

  • L’hypophyse : Considérée comme la glande maîtresse, elle contrôle de nombreuses autres glandes endocrines.
  • La thyroïde : Régule le métabolisme, la température corporelle et le rythme cardiaque.
  • Les surrénales : Produisent des hormones qui aident à gérer le stress et régulent le métabolisme.
  • Le pancréas : Sécrète l’insuline, essentielle pour le contrôle de la glycémie.
  • Les gonades : Produisent les hormones sexuelles, comme l’œstrogène et la testostérone.

Utilisation Médicale des Hormones

Les hormones ne sont pas seulement naturelles ; elles sont également utilisées en médecine pour traiter diverses conditions. Les thérapies hormonales peuvent inclure :

Traitements Hormonaux Courants

Hormone Indications Mécanisme d’Action Effets Secondaires
Insuline Diabète Abaisse la glycémie Hypoglycémie, prise de poids
Thyroxine Hypothyroïdie Stimule le métabolisme Palpitations, nervosité
Œstrogène Ménopause Régule le cycle menstruel Risque accru de thrombose

Recommandations d’Utilisation et Dosages

L’utilisation des hormones en thérapie doit être soigneusement régulée. Il est crucial de suivre les recommandations de dosage fournies par les professionnels de santé. Un surdosage ou une utilisation incorrecte peuvent entraîner des effets secondaires graves. Par exemple, la dose d’insuline doit être ajustée en fonction des niveaux de glycémie individuels et des besoins alimentaires.

Commentaires d’Experts

Le Dr. Jean Dupont, endocrinologue, commente : « Les hormones sont incroyablement puissantes et doivent être utilisées avec précaution en médecine. Un suivi rigoureux est essentiel pour assurer leur efficacité et minimiser les risques. »

Actualités sur les Hormones

Les dernières avancées dans le domaine des hormones incluent des recherches sur la thérapie génique pour corriger les déséquilibres hormonaux et des innovations dans les traitements hormonaux pour des maladies rares. Ces développements pourraient offrir de nouvelles perspectives de traitement pour les patients.

Pour plus d’informations sur l’achat de produits hormonaux, visitez notre site : lien.

Ressources et Références

Pour en savoir plus sur les hormones et leur importance, consultez les ressources suivantes :

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Tout savoir sur le système gastrointestinal et ses affections

Image du système digestif, comprenant l'estomac et les intestins

Comprendre le système Gastrointestinal

Le système gastrointestinal, également connu sous le nom de système digestif, joue un rôle crucial dans la digestion et l’absorption des nutriments essentiels pour notre corps. Composé d’organes tels que l’estomac, l’intestin grêle, et le gros intestin, ce système est responsable de la transformation des aliments en énergie utilisable.

Fonctionnement du système Gastrointestinal

Le système digestif commence par la bouche, où la mastication et la salive commencent le processus de décomposition des aliments. L’œsophage transporte ensuite les aliments vers l’estomac, où les acides gastriques continuent la digestion. L’intestin grêle absorbe les nutriments, tandis que le gros intestin se charge de l’absorption de l’eau et de l’élimination des déchets.

Mécanisme d’action

Le processus digestif est une orchestration complexe d’enzymes et de mouvements péristaltiques. Les enzymes telles que la pepsine et l’amylase jouent un rôle clé dans la décomposition chimique des protéines et des glucides. Les mouvements péristaltiques, quant à eux, aident à déplacer les aliments le long du tractus digestif.

Affections courantes du système Gastrointestinal

Certaines des affections les plus courantes incluent :

1. Reflux gastro-œsophagien (RGO)
2. Syndrome de l’intestin irritable (SII)
3. Maladie de Crohn
4. Colite ulcéreuse

Ces conditions peuvent entraîner des symptômes tels que douleurs abdominales, ballonnements, et troubles de la digestion.

Causes et symptômes

Reflux gastro-œsophagien (RGO) : Causé par un dysfonctionnement du sphincter œsophagien, entraînant une remontée acide.
Syndrome de l’intestin irritable (SII) : Souvent déclenché par le stress ou certains aliments, provoquant des douleurs et des changements dans les habitudes intestinales.
Maladie de Crohn et colite ulcéreuse : Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, aux causes exactes encore inconnues.

Recommandations de traitement et posologies

Le traitement des affections gastrointestinales varie en fonction de la condition spécifique :

RGO : Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comme l’oméprazole sont fréquemment prescrits. La posologie typique est de 20 mg par jour.
SII : Les antispasmodiques et les modifications alimentaires sont souvent recommandés.
Maladie de Crohn et colite ulcéreuse : Les anti-inflammatoires et les immunosuppresseurs sont couramment utilisés.

Il est essentiel de suivre les conseils d’un professionnel de santé pour ajuster les traitements en fonction des besoins individuels.

Commentaires d’experts

Dr. Jean Dupont, gastroentérologue à l’Hôpital Saint-Antoine, explique : « Il est crucial de diagnostiquer correctement les affections gastrointestinales pour adapter le traitement à chaque patient. Une approche personnalisée est souvent la clé du succès. »

Effets secondaires possibles

Chaque traitement comporte des risques d’effets secondaires. Par exemple, les IPP peuvent entraîner des maux de tête, des nausées ou une déficience en magnésium si pris à long terme. Il est important de discuter de ces risques avec votre médecin.

Conseils pour maintenir un système digestif sain

Adoptez une alimentation équilibrée : Riche en fibres, pauvre en graisses saturées.
Hydratez-vous suffisamment : L’eau aide à maintenir une bonne digestion.
Exercice régulier : Aide à stimuler les mouvements intestinaux.
Gestion du stress : Techniques comme le yoga ou la méditation peuvent être bénéfiques.

Pour plus d’informations et pour acheter des médicaments recommandés, visitez notre site ici.

Sources fiables

Pour en savoir plus, consultez :
– Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM)
– Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE)

Ces ressources offrent des informations détaillées et mises à jour sur le système gastrointestinal et ses affections.

Entre l’Espoir et la Peur Choisir Sonko-Diomaye

L’espoir est ce qui fait vivre et jeunesse rime avec espoir. A n’en point douter, sur le plan purement politique, Ousmane Sonko a su cristalliser les espérances de la jeunesse sénégalaise, notamment celle qui n’a pas d’espoir ou d’acquis à préserver. Pour cette frange de la population, la peur de l’inconnu ne prendra pas le dessus sur l’espoir de lendemains meilleurs par une alternance par l’alternative. Les Sénégalais qui ont des acquis à préserver, cette frange de la population pour laquelle le statu quo est source de stabilité, seront sensibles à un message d’apeurement qui peut ne pas avoir sa raison d’être. Non seulement la peur obstrue la raison, elle démotive, décourage, et empêche l’être d’atteindre son potentiel. Nous ne pourrons donc pas avoir le courage du développement par la peur.

Nous avons observé la campagne présidentielle qui est sans surprise bipolarisée entre Ousmane Sonko à travers Bassirou Diomaye Faye et Amadou Bâ. Les premiers sont porteurs d’un message d’espoir, le deuxième a misé sur la peur de l’autre et de l’inconnu pour convaincre. De ce point de vue, Bassirou Diomaye Faye ne sera que le représentant, par les urnes, d’un leadership collectif porteur de progrès et d’espérance à travers un projet. Entre l’espoir et la peur, il faut choisir l’espoir à moins qu’il y ait des raisons objectives de craindre pour se prémunir d’un danger réel. Nous avons foi en la capacité de la jeunesse sénégalaise accompagnée de réaliser le développement du pays avec courage et responsabilité en prenant son destin en main. Prendre son destin en main, c’est avoir le mandat du peuple d’utiliser tous les instruments qui devraient permettre de réaliser les espérances de vie meilleure des sénégalais de demain, donc de la jeunesse.

La majorité silencieuse a la responsabilité d’arbitrer les deux forces partisanes qui se font face par la raison. Nous disions commentant la politique générale du Premier Ministre Amadou Bâ déclarée au FMI que « la ligne du Plan Sénégal Emergent (PSE) comptait sur la co-construction de notre développement avec le financement extérieur en devises du privé comme du public sans autonomie monétaire pour ensuite redistribuer les fruits d’une croissance éventuelle » (Présidentielle 2024 : DPG au FMI à reformuler). Cette vision ne libère pas les énergies du peuple lui-même, ce qui en fait un paradigme collectiviste socialisant à l’échelle centrale, et fera de l’Afrique la locomotive de l’agenda du monde. Cette vision socialisante, nous disions, ne nous a jamais réussi et a été réaffirmée dans notre programme 2023-2026 avec le FMI et dans celui du candidat Amadou Bâ baptisée «Prospérité Partagée». Le Fmi a confirmé démarrant le programme en cours, que le PSE n’a pas réussi sa promesse de transformation structurelle de l’économie et que notre endettement a financé des infrastructures qui, quoique utiles, n’ont pas contribué à une croissance durable tirée par le secteur privé et génératrice d’emplois et de progrès social (voir Rapports FMI 2023). Après nous avoir dit que notre taux de change était surévalué et que nous devions nous financer en monnaie nationale ou en dette extérieure concessionnelle en devises, le FMI n’en a pas tiré de conclusions autres que l’austérité et les réformes structurelles car il n’a pas ce mandat politique. Le Premier Ministre Amadou Bâ, après avoir, à travers son Ministre des Finances, pris acte du bilan dressé sur le PSE, et reconnu que les ressources pétrolières et gazières en perspective sont limitées et n’auront pas d’impact sur notre cadre économique, n’a pas proposé un programme présidentiel alternatif. La réorientation annoncée du PSE lors de la déclaration de politique générale présentée aux députés suite à la nomination du Premier Ministre Amadou Bâ n’a donc pas eu lieu (Amadou Bâ : DPG Reportée, Candidat de la Continuité).

Alors que notre programme avec le FMI prévoit une réduction de notre déficit budgétaire à 3% du PIB à l’horizon 2025 pour maîtriser notre rythme d’endettement dans ce paradigme, le candidat Amadou se donne 2029 comme horizon pour ce même niveau de déficit. Il a donc l’intention d’endetter le pays davantage pour dérouler la même vision qu’il a mise en œuvre quand il était Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Il avait réalisé une croissance non soutenable par l’endettement et donc politicienne pour la réélection du Président Macky Sall en 2019. Notre pays ne peut pas réaliser son développement dans le paradigme actuel qui est basé sur la dette extérieure en devises, concessionnelle ou pas aux vues des contraintes de notre banque centrale. Changer cette option nécessite une autonomie monétaire à l’échelle nationale ou de l’UEMOA si cette dernière a les mêmes options économiques.

La coalition Diomaye Président est la seule à avoir annoncé cette perspective nécessaire comme le disait le Président Macky Sall lui-même en Conseil des Ministres décentralisé et perspective qu’il faudra réaliser avec les mesures d’accompagnement. Une des conditions, pour le Sénégal et la Côte d’Ivoire locomotives de l’UEMOA, est bien évidemment la réduction de leurs dettes publiques notamment en devises de même que leurs déficits budgétaires dans un proche horizon, 2025 au plus tard. Il faudra ensuite mettre un marché des changes en place, marché à approfondir et accompagner progressivement avec la libéralisation des flux de capitaux extérieurs dans la zone. Il faudra dans ce cadre s’assurer de l’inclusion financière de nos populations, de nos entreprises, et de nos collectivités locales, l’accès au crédit étant actuellement difficile sinon impossible pour la plupart. Cette inclusion financière devra se faire avec une banque centrale transparente ayant une autonomie d’objectifs et d’instruments pour assurer la stabilité des prix qui est essentielle.

De notre lecture, Ousmane Sonko et la coalition Diomaye Président ont présenté un projet souverainiste qui veut, dans l’autonomie monétaire, s’affranchir de la domination de l’étranger, mais dans le collectivisme de plans de développement à l’échelle locale. Ceci en fera un paradigme libéral puisque les pôles aux plans et processus de développement autonomes seront nécessairement en compétition. Ce projet collectivise ainsi, en partie, avec un état développementaliste à l’échelle décentralisée de pôles régionaux, la direction du pays. S’il doit co-construire avec l’étranger, ce sera à ces échelles tout en accompagnant la libération des énergies des populations là où elles vivent dans la diversité culturelle, cultuelle, et sociale renforçant la libre solidarité locale qui accompagne la justice sociale à l’échelle centrale. Cette vision se rapproche de notre préférence, c’est-à-dire la souveraineté, mais dans le libéralisme et l’autonomie monétaire nationale ou sous-régionale dans l’UEMOA seulement, mais aussi dans le progressisme social et culturel. Nous disions que cette vision responsabiliserait les Sénégalais et le secteur privé national ou sous-régional dans leur propre développement et choix culturels de même que ceux de leurs communautés de base autonomisées avec une Côte d’Ivoire acquiesçant. A défaut, ce sera Senexit pour ces objectifs. Nous avons baptisée cette vision Souverainiste Libérale et Progressiste. Nous nous sommes donc retrouvés dans la formule du candidat Bassirou Diomaye Faye : «Un Sénégal Souverain, Juste, Prospère, dans une Afrique en Progrès ». La co-construction du développement et de l’industrialisation avec l’investissement étranger en complément à l’échelle de pôles régionaux peut rencontrer la vision du Maire de Sandiara qui a rejoint la coalition Diomaye Président. Cette vision est aussi compatible avec celles de Boubacar Camara, de Boun Dionne, et de Mamadou Lamine Diallo sur l’industrialisation et les moyens de son financement à cette échelle.

Nous concluons cette contribution de soutien à la coalition Diomaye Président en disant que dans les programmes des autres candidats que nous avons lus, il y a des mesures de réformes sur lesquelles les sénégalais peuvent avoir un consensus. Ces réformes qui peuvent être utiles et pertinentes relèvent dans bien des cas du management et non du leadership ou d’une vision alternative au statu quo et ne sont donc pas déterminantes de notre point de vue. Bien sûr, nous pouvons toujours renforcer nos institutions et notre démocratie qui dans un passé récent nous ont démontré leur solidité. Nous pouvons également améliorer les performances de beaucoup de secteurs notamment la santé, l’éducation, les infrastructures et les biens et services publics horizontaux. Le préalable, cependant, c’est la création de richesses pour leur financement durable dans la souveraineté sans intervention étatique inutile au-delà de la correction des défaillances et des sous-provisions de biens publics et dans les limites des capacités objectives de l’État.

Créer de la richesse, c’est accompagner l’entreprenariat et la liberté économique dans tous les secteurs productifs même dans l’agriculture, l’élevage et la pêche et savoir distinguer ce qui est simplement de la redistribution ou de l’idéologie collectiviste socialisante interventionniste et ce qui est de l’économie pure. Même dans la fourniture de services publics de base, l’État peut privilégier de financer et subventionner mais n’est pas obligé de produire afin d’encourager l’efficacité et l’efficience, la compétition, tout en promouvant l’égalité des chances. La décentralisation et la territorialisation de la définition même des politiques publiques et la comparaison des performances d’unités territoriales autonomes en concurrence peuvent permettre l’émulation vers le haut et la sanction localisée des échecs. De ce dernier point de vue, le Sénégal gagnerait à écouter le candidat Serigne Mboup. Karim Wade quant à lui a la responsabilité d’accompagner la vision Souverainiste Libérale et Progressiste qui parachèvera le SOPI et qui relève le défi qu’avait lancé son père à la jeunesse africaine de trouver la voie du développement dans le libéralisme (voir Eco et Libéralisme : Relever le défi d’Abdoulaye Wade).

Librement

Dr. Abdourahmane Sarr

Président CEFDEL/MRLD

Moom Sa Bopp Menël Sa Bopp

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Macky et Dionne Souverainistes Rejoignent Sonko!

C’est avec un très grand plaisir que nous écrivons cette contribution que nous considérons comme un épilogue de nos nombreuses contributions sur la nécessité de comprendre la vision consciente ou inconsciente de ceux qui nous dirigent ou aspirent à nous diriger. Nous remercions donc le Premier Ministre Dionne pour cette opportunité par son livre «Le Lion, le Papillon, et l’Abeille », car nous avons le sentiment de n’avoir pas écrit en vain si ceux qui ont incarné le Sénégal des 12 dernières années nous rejoignent sur la bipolarité des voies du développement de notre pays. Dans la souveraineté ou non, la décentralisation ou non, le choix est bipolaire entre l’État et les citoyens dans la quête du développement.

En effet, nous disions en 2019 à la veille de la Présidentielle (La Démocratie Sénégalaise Debout) que « la bipolarisation Macky-Sonko devait aussi consacrer le parachèvement de notre démocratie et de notre marche vers le développement car il n’y a que deux voies vers celui-ci, à nos yeux, en termes de vision. Il s’agit du leadership d’état par la socialisation de l’approche à travers l’état et son partenariat avec le capital étranger ou national, ou la responsabilisation des Sénégalais, de leurs communautés locales, et du secteur privé national, les exceptions pour se prévaloir d’un pragmatisme dans les deux approches ne changeant pas leurs essences. La première est socialisante et collectiviste et la deuxième est libérale. Est-ce que nous voulons prendre notre destin individuel et collectif local pour aller au développement, ou nous voulons donner à l’État le leadership de nous mener au développement ? Est-ce que nous voulons principalement compter sur notre secteur privé national aussi petit qu’il soit en mettant les conditions de son essor en place, ou nous préférons compter sur le capital étranger en partenariat avec l’État pour aller au développement ? Comment financer ces options?…Certains doivent objectivement rallier Macky Sall car ils ont la même vision que lui, et d’autres à Ousmane Sonko qui est le seul à avoir une vision différente de ce que nous avons fait ces 60 dernières années, notamment du point de la souveraineté économique. Ousmane Sonko a cependant assigné un rôle important à l’état dans sa vision du développement, mais nous l’exhortons à nouveau qu’il faudrait utiliser cet état pour responsabiliser les Sénégalais et le secteur privé national et par notre autonomie monétaire sénégalaise ou l’UEMOA seulement. Sinon, son offre ne sera pas différente de celle de Macky Sall et de tous les autres candidats qui nous ont exposé leur vision » disions-nous.

A la lecture du livre du Premier Ministre Dionne, préfacé par le Président Macky Sall, la paire Macky-Dionne, désormais souverainiste, confirme la bipolarité des voies du développement, et assume son socio-libéralisme dans ce cadre, rejoignant dans sa vision du monde, celle d’origine de Sonko emprisonné. Le Président Macky Sall nous dit que «l’Afrique se retrouve au carrefour de plusieurs mondes : des mondes qui déclinent plusieurs perspectives de la relation entre l’individu et la société….l’originalité de la démarche de Dionne est de penser le futur des économies africaines à partir de l’observation du comportement des sociétés animales ». Il nous faut noter ici, en ce qui concerne la préface du Président Macky Sall, qu’il y a des sociétés animales et non une société animale et que le choix entre l’individu et la société n’est pas nécessairement à l’échelle nationale car le choix de la société locale dans un ensemble national est un choix pour l’individu responsable dans sa communauté locale et non la société nationale d’abord. La double communauté est d’abord locale et nationale avant d’être sous-régionale. Il nous dit également que Boun Dionne a «donné une cohérence quotidienne à son projet politique, le Plan Sénégal Emergent ». En effet, Boun Dionne qui nous dit avoir «testé certaines recettes » quand il était aux responsabilités semble s’être chargé de la synthèse des contradictions idéologiques et doctrinales autour du Président Macky Sall (Macky Sall, Libéral, Socialiste, ou Souverainiste ?). Le PSE dans la première déclaration de politique générale n’était pas souverainiste, avait choisi la société sur l’individu par un état développeur, et comptait sur la transformation structurelle par le choix de secteurs exportateurs sans la maîtrise de son environnement national ouvert sur le monde (la vision du PSE est-elle adaptée au contexte).

Dans sa deuxième déclaration de politique générale, Boun Dionne a encore choisi la société sur l’individu, mais un état redistributeur «un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous» plutôt qu’« un Sénégal de tous, un Sénégal par tous » qui n’exclut pas d’investir en l’individu, et avait ainsi abandonné son état développeur sous-financé dans un programme avec le FMI (la nouvelle vision du PM remplace celle du PSE). La formule «pour tous » est redistributive, la seconde « par tous » aurait été responsabilisante pour les sénégalais et leurs communautés de base. Ousmane Sonko dans son livre «Solutions » avait également fait le choix de la société sur l’individu (Ousmane Sonko et le Socialisme Congénital Sénégalais), choix que nous avions critiqué l’invitant à travers une décentralisation autonomisante et responsabilisante de faire confiance davantage à l’individu ou à sa collectivité locale. Il s’en est suivi son livre «Les Territoires du Développement» et son adhésion publique à l’idée d’une inclusion financière locale et une économie sociale et solidaire locale (Ousmane Sonko : Dilemme entre Libéralisme et Collectivisme).

Le PM Dionne qui a finalement glissé dans le souverainiste après avoir quitté la Primature, prône le protectionnisme transitoire d’import-substitution dans la ZLECAF. Cependant, il n’est pas arrivé à régler la contrainte du financement de son socio-libéralisme souverain car ses positions sur la monnaie sont encore à mettre en cohérence avec sa nouvelle vision souverainiste (Leadership Sénégalais : Cafouillage au Sommet). Les biens et services publics communs qu’il assigne à son état lion (infrastructure, éducation, santé, assainissement, sécurité, corriger les externalités), ne sont pas des biens et services publics d’un état développeur comme il l’appelle, ils sont les biens et services publics normaux d’un état libéral financé par des citoyens responsabilisés. Les citoyens papillons éduqués, formés, en bonne santé, donc agiles et financièrement inclus gages d’une démocratie économique découvrent les voies de leurs développements individuels et collectifs dans un environnement de liberté économique souverain. Organisés comme des abeilles dans leur diversité, ils doivent être dans des communautés locales libres et pas nécessairement dans une société d’un état unitaire confédéré, d’où l’importance de la fédération pour la liberté et la responsabilité aux échelles locales et pas seulement nationales et sous régionales.

Les Etats-Unis, donnés en exemple, sont un état libéral fédéré avec un souverain et sa monnaie qui ne dirige pas le développement à cette échelle. Les pays émergent d’Asie sont des États unitaires mais tous souverains sur le plan monétaire à l’échelle nationale et ont dirigé le développement. Le Sénégal est un état à la souveraineté monétaire externalisée, ce qui rend le socio-libéralisme souverain de Boun Dionne en réalité non-souverain car sa contrainte de financement le mettra à la merci du financement extérieur en devises et du capital étranger raison pour laquelle il milite pour une annulation de la dette extérieure par une rente perpétuelle à taux zéro pour la reconstituer par des choix conjoints. Ceci est impossible pour la dette soutenable du Sénégal. Il a donné à son état confédéré une monnaie dans le chapitre sur le souverainisme mais l’a retirée dans la conclusion du livre. Il semble avoir choisi la monnaie CEDEAO dans le corps du livre, monnaie qui sera nécessairement à parité fixe et consacrera le libéralisme internationalisé socialisant avec le patrimoine africain qui appartiendra aux étrangers (Présidentielle 2024 : DPG au FMI à reformuler). Son état unitaire sous financé à la souveraineté monétaire externalisée co-construira son développement et partagera sa souveraineté comme l’explique le livre car ses actifs et leurs revenus appartiendront significativement aux étrangers (Consensus de Dakar pas le choix de la Jeunesse Africaine).

La ZLECAF sans souverain et sans monnaie flexible, dans un état fédéré libéral sera le lit de la nouvelle domination de l’Afrique après la traite négrière, la colonisation, et l’ajustement structurel des crises d’endettement. La disparition redoutée de l’État africain défaillant trouvera sa matérialisation dans la ZLECAF prônée, si les regroupements régionaux n’ont pas de souverain avec une monnaie et des États fédérés libéraux. Si Boun Dionne veut mener une politique industrielle et commerciale stratégique comme la Corée ou avoir les leviers de la Norvège, il lui faut un État souverain avec une autonomie monétaire. La balkanisation décriée n’est pas un handicap, c’est l’incohérence des instruments dont on dispose quand on est balkanisé qui freine le développement. Les petits États Balkans nous ont tous dépassés avec leur autonomie monétaire. Ils entrent désormais dans l’union européenne libérale sans souverain ou exécutif fédéral, mais dans l’euro et les institutions libérales qu’il nécessite. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas eu de projet libéral sans souverain à l’échelle sous-régionale et sommes restés pauvres balkanisés sans autonomie monétaire responsablement gérée. Voilà le sens d’une UEMOA balkanisée libérale en pôles régionaux ou un SENEXIT sans la mauvaise gestion du Ghana cité.

Nous réitérons notre appel au libéralisme patriotique progressiste que nous prônons. Il ne s’agit pas de libertarisme ou de néolibéralisme souvent invoqués pour épouser le collectivisme et choisir la société sur l’individu, le rôle d’encadrement de l’État n’étant pas en cause. Il s’agit d’avoir confiance aux africains, leurs PME, et en leur communauté de base pour éviter de leur imposer des superstructures collectivistes sans les instruments de leur souveraineté. Pour ce faire, nous devons aussi faire la synthèse des contributions de plusieurs de nos illustres penseurs, mais pour les dépasser car ils étaient tous marxistes et collectivistes. Un de ces illustres penseurs marxistes est Samir Amin dont nous venons de commémorer la disparition, et qui a soutenu qu’il fallait partir de Marx et non s’arrêter à lui. Il a proposé la déconnexion pour que nous puissions maîtriser le processus d’accumulation nationale de la richesse. Il avait raison, mais dans la méthode c’est le leadership de l’état en qui il avait confiance. Cheikh Anta Diop a théorisé l’état fédéral africain, mais dans la méthode il était également collectiviste et avait confiance en l’état développeur. A leur époque, dans une Afrique essentiellement rurale aux ressources humaines formées limitées, la superstructure socialisante de l’État était peut-être tout ce qu’ils pouvaient entrevoir face à l’impérialisme. L’Afrique à présent s’urbanise avec son repeuplement et le retour à la ruralité n’est pas notre avenir bien qu’il faille développer notre agriculture en partageant avec nos populations le fruit de la mise à disposition de leurs terres. De ce point de vue, nous préférons la formule «les ressources naturelles appartiennent aux collectivités locales mais aussi au monde » car il ne s’agit pas de les laisser en jachère si on n’a pas les moyens de les exploiter. Ce ne serait pas responsable, et les exploiter ne nécessite pas de se fédérer dans un collectivisme inutile si nous n’avons pas la discipline collectiviste, ni de faire du troc avec ces richesses pour financer des biens communs, ce qui serait une perte de souveraineté.

Si nous n’avons pas réussi à bâtir le panafricanisme par le haut, il nous faut dépasser la partie collectiviste de la vision de nos anciens et bâtir une Afrique par le bas qui peut être collectiviste. Être marxiste en partant de Marx, mais aussi libéral par la déconnexion (Eco et Libéralisme : Relever de défi d’Abdoulaye Wade). La nouvelle gauche, progressiste, doit faire le choix de l’individu, le choix de la liberté s’il abhorre le terme libéralisme. C’est pourquoi nous disons Liberté, Patriotisme, Progrès. Comme Boun Dionne le dit dans son livre, «La Souveraineté, c’est la Liberté, comprenons cette liberté comme une faculté intrinsèque à gouverner et agir par soi-même », j’y ajoute jusque dans nos communautés de base. Il ne s’agit pas de chercher le pouvoir et la force des grands ensembles par le haut, mais la somme des faiblesses. Amadou Makhtar Mbow l’a recommandé à son 100ie anniversaire car il reconnaissait que nous avons échoué par le haut. Par ailleurs, notre développement ne dépend pas de nos ressources naturelles qui peuvent bien rester dans le sous-sol et/ou s’exploiter dans nos communautés locales en partenariat avec des investisseurs étrangers. La richesse ce n’est pas celle du sous-sol, et le financement de notre développement ne proviendra pas nécessairement de l’exploitation de ressources naturelles. Ce ne sont pas les ressources naturelles qui ont fait la Norvège ou les pays développés ou émergents, et les ressources du fonds souverain norvégien sont essentiellement investies à l’extérieur.

Nous recommandons la lecture du livre de Boun Dionne à la lumière de ces analyses, pour que le lecteur ou l’aspirant à nous diriger se détermine sur la bipolarité doctrinale sans verser dans le pragmatisme qui va de soi puisque nous ne parlons pas d’extrême, mais d’orientation. De ce dernier point de vue, nous avons trouvé des convergences entre Boun Dionne et Boubacar Camara par exemple, notamment sur le rôle des ressources naturelles dans le financement des secteurs sociaux et les biens communs, l’industrialisation souhaitée, et la fédération avec des voisins proches. Il y a des convergences entre le désir d’industrialisation dans des pôles régionaux de Mamadou Lamine Diallo et la volonté d’une politique industrielle et commerciale stratégique de Boun Dionne (sa vraie vision et celle du Maire de Sandiara, et non celle redistributive de Macky Sall).

L’élection présidentielle de 2024 ne devrait avoir que 3 candidats. Le porte-drapeau des collectivistes socialisants sans souveraineté véritable et les souverainistes véritables avec une autonomie monétaire, et enfin un arbitre pour une alternative libérale si toutefois les souverainistes sont également collectivistes. C’est de ce dernier point de vue que la démocratie sénégalaise a besoin de pardonner à Ousmane Sonko et de le libérer et lui-même doit arrêter sa grève de la faim car ses adversaires ont rejoint son appel à la souveraineté collectiviste. Ayant choisi le souverainisme, le Premier Ministre Boun Dionne fait désormais également l’objet de notre Offre Publique d’Adhésion (OPA) amicale (Abdourahmane Sarr 2024, par responsabilité, si possible, et si nécessaire !) s’il est choisi par le Président Macky. Nous lui disons cependant que le dilemme du prisonnier avec lequel il a conclu son livre a comme solution optimale, la non « collaboration », l’individualisme et non le collectivisme. Dans un jeu répété où la solution collectiviste est systématiquement non gagnante, la bonne décision est de choisir l’individualisme. Dans le cas d’espèce, il s’agit du souverainisme libéral et non collectiviste avec une autonomie monétaire mais dans un état décentralisé et fédéral à toutes les échelles. A l’échelle locale, le collectivisme peut fonctionner car la collectivité locale est en fait un individu.

Librement

Abdourahmane Sarr

Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

SARR 2024, Par Responsabilité, Si Possible et si Nécessaire !

Les déclarations de candidature à l’élection présidentielle de février 2024 approchent la cinquantaine, et à ce rythme nous aurons plus de 100 candidatures déclarées cherchant des parrains. Clairement, toutes ces candidatures ne peuvent pas avoir de différences fondamentales au vu de ce que nous savons des valeurs qui doivent guider l’engagement politique et des contraintes auxquelles les politiques publiques sont soumises.

A l’élection présidentielle de 2012, nous avions été candidat recalé au Conseil Constitutionnel par le parrainage qui ne s’appliquait alors qu’aux indépendants. Aux élections législatives de 2017, nous avons été tête de liste d’une entité parrainée regroupant des personnalités indépendantes. Le parrainage ne s’appliquait alors qu’aux indépendants qui n’étaient que 2 sur les 47 listes à ces élections, ce qui fait que notre message n’avait pas été audible. Le parrainage que nous avons soutenu pour cette raison, malgré le fait que nous en avions été doublement victimes, a été généralisé en 2019. Ceci s’est traduit en un assèchement du marché des parrains citoyens. Nous n’avions alors pas déposé en doublons les parrains insuffisants que nous avions collectés comme l’ont fait certains candidats qui ont finalement été recalés.

C’est donc tout naturellement que nous avons soutenu le parrainage des élus pour les partis politiques suffisamment représentés à l’Assemblée nationale et dans les collectivités locales, et le parrainage optionnel pour tous les autres. Dans le contexte de la bipolarisation APR-PASTEF ou MACKY-SONKO du champ politique partisan, des candidatures indépendantes ou non alignées sur ces deux lignes partisanes à la notoriété certaine, doivent être justifiées. Si elles sont simplement électoralistes, elles doivent s’aligner à l’un de ces deux blocs avant l’éventualité d’un deuxième tour. C’est la position que devaient tenir tous les membres de la coalition Yewwi Askan Wi vis-à-vis d’Ousmane Sonko qui a été leur leader de fait (Voir Yewwi Askan Wi : Erreur Stratégique de PASTEF).

De notre point de vue, une candidature indépendante ou non alignée sur ces deux blocs doit remplir au moins deux conditions. La condition de premier ordre, et nécessaire, excluant les cas d’inéligibilité, est bien sûr le parrainage d’où le deuxième élément du titre de cette contribution conditionnant une candidature à sa possibilité. Comme nous le disions, l’expérience nous a montré que la réussite du parrainage ne garantit pas le succès électoral ou le passage du filtre de son évaluation, et l’embouteillage de la recherche de parrains dénature sa raison d’être. Ensuite, la condition de second ordre, et suffisante, est l’inexistence d’une offre similaire portée par une personnalité politique à la notoriété supérieure et inégalable d’ici la date de l’élection, d’où le critère de la nécessité dans le titre de cette contribution.

De ce fait, nous nous proposons dans les mois à venir de rencontrer les candidats à la notoriété perceptible qui se sont déclarés et/ou de nous imprégner dans le fond de leur vision. Ces rencontres d’échange nous permettront de déterminer et de clarifier, de part et d’autre, dans quelle mesure leur vision diffère de la nôtre et de celles des camps bipolarisés. Ces consultations pourront éventuellement déboucher sur notre soutien, ou en un soutien de ces candidats à une vision partagée à porter par le candidat remplissant les conditions de premier et de second ordre énoncées.

Le candidat Ousmane Sonko, à la notoriété supérieure et difficilement égalable, sera prioritaire puisqu’il s’est publiquement exprimé sur nos convergences et l’opinion doit comprendre l’essence de notre Offre Publique d’Adhésion (OPA) à son endroit et à ses soutiens (voir Soutien à Sonko, OPA sur Yewwi-Wallu). Lui-même pourra éventuellement s’exprimer sur nos divergences résiduelles. Il est également l’autre acteur de la bipolarisation partisane dont la vision par rapport au statu quo à changer doit être épousée ou rejetée par les autres candidats de l’opposition pour que leurs candidatures ne soient pas purement électoralistes. Dans l’éventualité de divergences résiduelles fondamentales, nous espérons qu’il sera candidat ou aura un candidat pour que cette divergence puisse faire l’objet de débat. C’est de ce point de vue qu’une candidature de clarification serait une responsabilité. Si nous n’avons pas de divergence et que sa candidature est empêchée, son soutien sera sollicité. Sollicité, d’abord pour des élections paisibles, et ensuite également par responsabilité pour la présence d’un projet souverainiste de libération du Sénégal, et à travers lui l’Afrique, comme l’avait souhaité Mamadou Dia. Cela dit, nous lui souhaitons d’abord de sortir des griffes de dame justice et en bonne santé.

Enfin, les deux autres cibles prioritaires seront Karim Wade et Khalifa Sall. Pour le premier, ce sera pour le libéralisme véritable auquel nous croyons et que devrait représenter le PDS du futur. Pour le deuxième, ce sera pour la décentralisation à laquelle lui et le peuple des assises nationales croient, mais qui doit être dans la liberté et la démocratie sociale locale pour que la solidarité nationale et locale soient libres.

Ainsi, nous soutiendrons ou porterons une candidature par conviction et par responsabilité. Selon Max Weber, on agit par éthique de conviction lorsque nous agissons sur la base de valeurs quelles que soient les conséquences de ses actes. On agit par éthique de responsabilité lorsqu’on agit sur la base des conséquences souhaitables ou non de ses actes. De ce fait, agir par éthique de responsabilité peut inclure assumer la responsabilité des conséquences dommageables du point de vue des valeurs, par exemple envoyer des soldats à une mort certaine pour les résultats et éviter un pacifisme rigide dommageable, ou encore faire avorter une femme pour sauver sa vie et éviter la mort de l’enfant et de la mère par rigidité morale.

Le Président Macky Sall aurait pu par éthique de responsabilité décider de se présenter à un troisième mandat, s’il juge que le droit le lui permet, et qu’il est le seul à pouvoir faire gagner son camp pour la poursuite du PSE qu’il pense meilleur pour le Sénégal. Il aurait alors endossé les morts dans cette quête qui aurait rencontré une opposition farouche. Il dit avoir choisi l’éthique de conviction, sans pression, car ses valeurs ne lui permettaient pas de se renier et le Sénégal regorge de compétences. Nous pensons cependant que Ousmane Sonko y a joué un rôle. A-t-il aussi été responsable ? Il essaie de l’être en voulant choisir le candidat de son camp à la place du peuple et de ses propres partisans pour le PSE. Il peut aussi dans cette perspective avoir décidé d’éliminer Ousmane Sonko quel qu’en soit le prix, s’appuyant sur des bases objectives (les erreurs de ce dernier) comme il l’avait fait avec Karim Wade et Khalifa Sall qu’il remet dans le jeu sur des bases également objectives (ils ont purgé leurs peines). Ousmane Sonko devra lui aussi s’assurer par conviction et par responsabilité que le projet de libération auquel il dit croire aboutisse sans essayer d’empêcher la tenue d’élections s’il ne peut pas y participer.

Notre conviction est qu’il faut que les protagonistes de la bipolarisation politique, Macky Sall et Ousmane Sonko, comprennent que les Sénégalais veulent que l’application des deux éthiques soient compatibles avec des conséquences non dommageables de leurs actes : c’est-à-dire pas de morts et une compétition électorale sur la base de projets. Il s’agira de juger le PSE et de lui opposer une alternative. Si Ousmane Sonko ne peut pas être candidat, il devrait se satisfaire du fait qu’il a contribué par conviction et par responsabilité à faire en sorte que Macky Sall renonce à une candidature qui aurait causé des morts. Puisque ce n’est pas une affaire personnelle, par conviction et par responsabilité, s’il ne peut pas être candidat, il devra soutenir une candidature pour l’objectif de libération du Sénégal dans la paix.

De ce fait, en parallèle, pour une vision et non un homme, nous chercherons des parrains députés ou chefs de collectivités locales imprégnés des politiques publiques et qui représentent les citoyens qui les ont élus en 2022. Ces élus, notamment les députés dont les mandats seront abrégés par le prochain Président, devraient pouvoir parrainer un candidat sur la base d’une offre non représentée à laquelle ils auront été convaincus. Les maires dont les mandats sont assurés jusqu’en 2027 devraient aussi davantage se soucier de leur réélection sur la base de leur bilan qui sera évalué à mi-mandat de celui du prochain Président, plutôt que sur la base d’une allégeance uniquement partisane. Dans cette perspective, les maires des grandes villes du pays (Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor, Kaolack, Thiès) épicentres de pôles régionaux de coopération et de dialogue territorial, que nous souhaitons autonomes, seront nos premières cibles. En effet, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, ils sont la clé du succès d’une solution concrète d’inclusion financière, d’autonomie financière, et de relance économique qu’ils peuvent aider à mettre en œuvre (voir Relance Post Covid Endogène : Comment ?).

Nous avons opté pour cette stratégie afin de pouvoir contribuer positivement à la clarification de la voie que le Sénégal empruntera à la croisée des chemins de 2024. Pour nous, il devrait s’agir d’une alternance doctrinale par une convergence autour de notre propre modèle de libéralisme. Ce libéralisme nous ne l’avons véritablement jamais connu, bien que nous soyons passés par les programmes d’ajustement structurel pour des raisons de déséquilibres macroéconomiques. Nous avons baptisé cette vision Libéralisme Patriotique Progressiste.

Liberté, car cette vision compte responsabiliser les Sénégalais et leurs communautés de base pour leur développement dans la liberté économique et la démocratie autour de grandes villes épicentres de pôles régionaux avec un rôle d’accompagnement et d’encadrement de l’État central. Patriotisme, car elle compte, par l’inclusion financière et l’autonomie monétaire, libérer les Sénégalais de l’emprise internationale et garantir les conditions du financement des aspirations de nos petites entreprises pour réaliser la démocratie économique. Progrès, car elle sera pour la diversité culturelle et cultuelle ainsi que des citoyennetés et sera contre le conservatisme du statu quo de la gestion collectiviste, socialisante, et centralisée des 63 dernières années de notre pays, le SYSTÈME. Nous pensons que cette vision peut fédérer les patriotes, la gauche, et les libéraux dans une large convergence idéologique et doctrinale à expliquer aux masses afin de définir un nouveau pouvoir du peuple. La gauche, en particulier, doit opérer une mutation qui consistera à séparer ses valeurs et ses méthodes pour arriver à ses fins, méthodes qui ne doivent pas nécessairement être collectivistes et socialisantes comme par le passé car elles ne nous ont pas réussi. Il s’agira d’un nouveau sens commun, un Rassemblement Pour la Liberté et le Développement, Moom Sa Bopp, Mënël Sa Bopp.

L’élection présidentielle de 2024 sera pour la première fois une élection lors de laquelle les Sénégalais choisiront plutôt que d’éliminer un Président. Dans la mesure où le camp du pouvoir assume son bilan, les Sénégalais pourront juger le bilan et la vision correspondante si le candidat du pouvoir ne la change pas. Cette vision doit être comprise et valablement challengée par ceux qui aspirent à nous diriger. Dans le contexte d’une bipolarisation partisane, les citoyens non partisans et non alignés devront arbitrer en connaissance de cause.

Les élus grands électeurs doivent donc, par responsabilité, utiliser le pouvoir de parrainage qui leur a été donné pour rendre possible, si elle est nécessaire, une candidature consensuelle d’arbitrage, et cette candidature n’est pas nécessairement celle de l’auteur de cette contribution.

Librement

Dr. Abdourahmane Sarr

Président CEFDEL

Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

Présidentielle 2024: DPG au FMI à Reformuler

Le Président Macky Sall, clôturant le dialogue national, s’était dit admiratif des non-alignés et s’était demandé de qui et de quoi les non-alignés étaient-ils indépendants. Nous avions alors promis une réponse après qu’il se fut prononcé sur le troisième mandat. N’étant plus partant, le monde entier l’a félicité car il a permis à la démocratie sénégalaise de rayonner, et plus fondamentalement, il permettra aux Sénégalais d’avoir pour la première fois des débats de fond sur la direction du pays. Par ailleurs, nous avions également dit que l’honnêteté voudrait que nous félicitions aussi Ousmane Sonko, car l’histoire retiendra qu’il a, par son attitude, accompagné la jeunesse pour qu’elle ait le courage de mettre une pression qui a nécessairement eu ses effets à l’intérieur comme à l’extérieur du pays pour préserver notre démocratie. C’est donc tout à l’honneur des deux protagonistes de la bipolarisation politique que nous soyons à cette croisée des chemins rendant toute sa pertinence à la question de savoir de qui et de quoi les non-alignés sont-ils indépendants.

D’une part, le président de la République a carte blanche pour désigner le candidat unique et consensuel de sa coalition afin de défendre le bilan et la continuité de la ligne du Plan Sénégal émergent (Pse). Nous avions baptisé cette ligne : «Libéralisme internationalisé socialisant.» Elle compte sur la co-construction de notre développement avec le financement extérieur en devises du privé comme du public sans autonomie monétaire pour ensuite redistribuer les fruits d’une croissance éventuelle. Elle ne libère pas les énergies du Peuple lui-même, ce qui en fait un paradigme collectiviste, et fera de l’Afrique la locomotive de l’agenda du monde. Cette vision, qui ne nous a jamais réussi, vient d’être réaffirmée dans le programme du gouvernement avec le Fonds monétaire international (Fmi). En effet, comme nous l’annoncions en décembre 2022 suite à la Déclaration de politique générale (Dpg) du Premier ministre Amadou Ba, la vraie Dpg était reportée pour mi-2023. La Dpg des 3 prochaines années 2023-2026, publiée par le Fmi en juillet 2023, sera encore une fois une politique d’austérité pour corriger les mêmes erreurs que nous faisons depuis 63 ans, et qui n’ont rien à voir avec les effets du Covid-19 ou de la guerre en Ukraine car nous ne pouvons plus financer notre autonomie. Nous sommes, comme en 2012, au même point avec les mêmes circonstances. Notre Etat ne peut pas réaliser notre développement dans le paradigme actuel de gestion de notre pays qui est basé sur la dette extérieure en devises concessionnelle ou pas, option qu’il faut changer avec l’accompagnement nécessaire.

D’autre part, qu’on le veuille ou non, Ousmane Sonko est de facto le chef de l’opposition partisane, toutes tendances confondues, car personne dans l’opposition n’a une ligne fondamentalement différente de celle du pouvoir. Il a une option souverainiste mais également collectiviste qui veut, dans l’autonomie monétaire, s’affranchir de l’étranger tout en collectivisant avec un Etat développementaliste fort et déconcentré la direction du pays. Il n’est pas dans la co-construction, mais tout en promettant de s’affranchir de l’étranger, ce qui ne sera possible que dans une certaine mesure, il vous promet un Etat qui ne libérera pas nécessairement les énergies du Peuple. Yewwi askan wi de l’étranger mais Yeww askan wi de l’intérieur même dans le cadre de la décentralisation car le parti Pastef et ses alliés sont des collectivistes également conservateurs sur le plan social et culturel. Une Gauche à moitié.

Cette bipolarisation signifie que les Sénégalais pourraient avoir à choisir entre deux lignes partisanes en 2024 qui ne sont pas nécessairement ce qui leur faut. C’est de ce point de point de vue qu’un bloc non partisan unifié, donc non aligné sur ces lignes partisanes caractérisées, pour répondre à la question de son indépendance de «qui et de quoi», est nécessaire. Il est nécessaire pour clarifier le débat et permettre aux Sénégalais de choisir leur prochain Président en connaissance de cause et non suite à une manipulation politicienne et populiste quel que soit l’hameçon.

Notre préférence indépendante est la souveraineté, mais dans le libéralisme et l’autonomie monétaire nationale ou sous-régionale dans l’Uemoa seulement, et aussi dans le progressisme social et culturel. Ceci, pour responsabiliser les Sénégalais et le secteur privé national ou sous-régional dans leur propre développement et choix culturels de même que ceux de leurs communautés de base autonomisées avec une Côte d’Ivoire acquiesçant. A défaut, ce sera Senexit pour ces objectifs. Cette vision plusieurs fois déclinée et baptisée «Libéralisme patriotique progressiste» (Senexit : Libéralisme patriotique ou socialisme ?) fait l’objet d’une offre publique d’adhésion. Amicale, elle le sera par rapport aux forces partisanes bipolarisées, hostile elle fera l’objet d’un portage citoyen avec une candidature indépendante non partisane à la Présidentielle de 2024.

Ainsi, le Sénégal, comme à son habitude, vient de boucler un cycle de déficits budgétaires excessifs, résultant en un endettement en devises excessif, nécessitant un ajustement avec le financement en dernier ressort du Fmi. Le Fmi nous dit que le Pse n’a pas réussi sa promesse de transformation structurelle de l’économie et que notre endettement a financé des infrastructures qui, quoique utiles, n’ont pas contribué à une croissance durable tirée par le secteur privé et génératrice d’emplois et de progrès social.

Commentant la Déclaration de politique générale du Premier ministre Amadou Ba, nous disions que le Sénégal n’avait pas son destin en main et que la politique de la Bceao, qui détermine nos possibilités de financement, dirige les politiques que nous pouvons mener de façon autonome (Amadou Ba : Dpg Reportée Candidat de la Continuité). La Bceao, étant contrainte dans son autonomie du fait de ses propres contraintes de devises, est elle-même à la merci du financement extérieur en devises de nos Etats. Dans le contexte d’un accès difficile aux marchés internationaux du fait de la conjoncture internationale défavorable, notre prêteur en dernier ressort, le Fmi, devient de facto notre Etat central et dirige. Le Fmi financera avec ses instruments classiques, et prétextant le changement climatique pour compléter, près de 50% de nos besoins dans les trois prochaines années et dirigera les orientations des bailleurs qui nous apporteront les compléments selon leurs agendas. Si le pouvoir devait être dans l’opposition avec Macky Sall comme son chef, leur retour au pouvoir serait facilité par 3 années de correction de leurs propres erreurs. Si le pouvoir devait continuer dans sa direction des 12 dernières années, le Sénégal ne changerait pas.

Ainsi, la direction vers laquelle le Fmi nous pointe après nous avoir dit, fait rare, que notre taux de change était surévalué et que nous devions nous financer en monnaie nationale ou en dette extérieure concessionnelle mais en devises, est à reformuler. Cette direction acceptée par notre Etat lui-même, reconnaissant que le bilan n’a pas produit les résultats escomptés du Pse et que les ressources pétrolières et gazières en perspective sont limitées et n’auront pas d’impact sur notre cadre économique, peut-elle être la bonne ? Notre réponse est non, mais le Fmi ne peut nous accompagner que dans le cadre de contraintes que nous nous imposons nous-mêmes. Corriger notre cadre macroéconomique oui, mais nous ne le répéterons jamais assez. C’est notre choix d’ancrage monétaire d’une part, et nos options collectivistes d’autre part qui mettent l’Etat ou l’étranger au cœur de notre stratégie de développement faute de pouvoir impulser un processus endogène de création de richesses avec l’étranger en complément qui sont notre problème.   Nous exhortons les camps partisans, donc alignés et bipolarisés, de changer de paradigme pour pouvoir vendre à la jeunesse des promesses d’emplois qu’ils pourront tenir, à défaut, ce sera le populisme de tous bords dénoncé par le Président lui-même dans son récent discours. La jeunesse, dans toutes ses composantes, aspire à prendre son destin en main et a besoin d’un candidat d’espoir car son avenir est devant elle, et elle ne peut pas porter le fardeau des choix des anciens sur le dos. Comprenne qui pourra !

Librement

Arbitrer deux Forces Partisanes: APR et PASTEF

A la veille des législatives de 2022 nous disions que le champ politique sénégalais partisan bipolarisé Yewwi-Benno était une bonne chose pour notre démocratie à la croisée des chemins en 2024. Une bonne chose car il permettait un arbitrage citoyen non partisan engagé puisque les deux camps nous disent que le pouvoir appartient au peuple.

De ce fait, il fallait construire une force citoyenne non partisane pour arbitrer la bipolarisation. Le F24 ayant incorporé des forces partisanes d’opposition aux intérêts divergents, notamment Yewwi, a fait la même erreur congénitale que Yewwi: Absence de projet commun et d’objectivité, mais volonté d’unité d’action. Sa manifestation a donc de facto démontré que le leader des forces partisanes d’opposition est bien Ousmane Sonko, l’absent le plus présent de leur manifestation de vendredi.

Nous rappelions les principes du “Exit, Voice, and Loyalty » comme disait l’autre « Partir, S’exprimer, et Loyauté « . En politique ou dans les organisations, ceux qui ne sont pas d’accord et ont où aller sortent du groupe s’ils ne peuvent pas exprimer leur désaccord en interne et ne peuvent être loyaux à un certain consensus. Nous l’avons observé dans Yewwi (Barthélémy Dias, Maire de Dakar) dans Benno (Idrissa Seck, Candidat Obligatoire).

S’ils n’ont pas où aller, dans notre champ politique partisan bipolarisé, ils restent loyaux et n’expriment pas leur désaccord ou l’expriment tendrement (Khalifa Sall). S’ils peuvent exprimer leur désaccord et ont où aller, ils peuvent rester pour bâtir un consensus démocratiquement acceptable auquel ils pourraient en retour être loyaux (Ousmane Sonko). Sans Macky Sall (APR) Benno n’est rien et sans Ousmane Sonko (PASTEF) Yewwi n’est rien. Ils sont les seuls à pouvoir quitter leur groupe sans y perdre des plumes. La classe politique sénégalaise au pouvoir et dans l’opposition est donc prise en otage par deux leaderships dans un « mortal combat » dont l’épilogue pourrait bien être cette semaine: il y aura procès avec prise de corps ou pas?

Le problème du Sénégal de 2024 ne devrait pas être une compétition électorale électoraliste et un rapport de forces violentes (État et Citoyens) mais de visions. A l’heure où nous parlons seul PASTEF a une vision différente du statu quo à arbitrer.

Une force citoyenne non partisane unifiée est toujours nécessaire, à défaut, la majorité silencieuse devra se résigner à la partisanerie électoraliste.

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